top of page

Ça t'arrive de manger tes émotions toi ?

  • 2 avr.
  • 3 min de lecture

Cela fait bientôt un mois que j’ai clôturé un épisode de ma vie professionnelle (encore un !), et je me suis vue embarquer dans un état émotionnel aussi foisonnant et luxuriant que la végétation printanière.

Dans mon herbier émotionnel se sont retrouvés, pêle-mêle : la joie, le soulagement, l'excitation, l’enthousiasme, une légère anxiété, la crainte de l’ennui, la confusion, le déni, l’indécision… Un beau bouquet en somme. Mes journées ont été colorées de ces différentes émotions, aussi changeantes que la météo de ces dernières semaines !

Comment ça se manifeste chez moi cet état de confusion  ?

Et bien, peut-être l’as-tu remarqué chez toi aussi, mais de mon côté ces états de confusion génèrent quelque chose d’assez systématique : je me mets à grignoter comme un écureuil.

D’un coup, l’appel du salé, du sucré devient irrésistible. Lorsque je me retrouve face à une situation qui me challenge, qui me confronte, qui me demande d’aller dans la profondeur de mes émotions, qui nécessite de me mettre un peu à nue (comme le fait d'écrire ces newsletters par exemple !), c’est radical : j’ai subitement des fringales.

Le cortisol, l’hormone du stress, sécrétée par mon corps dans ces moments-là, appelle sa dose de glucose pour le faire baisser, et rassurer mon cerveau qui panique.

Alors je mange mon angoisse, je mange ma frustration. Je mange mon ennui.

Tout y passe, je mange ma colère, ma rage, ma culpabilité, ma tristesse et ma violence. Je mange mes émotions. Je mange surtout mon désir de vivre une vie intense, à la hauteur de mes espérances et de mes rêves. Peut-être que cela te parle aussi ?

Le grignotage est donc une sorte de symptôme de la confusion émotionnelle, c'est le signe que je vis une situation confrontante, émotionnellement parlant.

En vérité, l’évitement d’une situation peut prendre des formes tellement différentes ! Chez certaines personnes cela va être le grignotage, pour d’autres le refuge dans le travail, ou encore la consommation abrutissante d’écrans, de réseaux sociaux, de fringues; l’addiction à n’importe quelle activité, quelle qu’elle soit (on peut devenir addict à l’alcool comme à la méditation ou au yoga, c’est exactement la même chose finalement).

On a tellement de subterfuges plaisants à notre portée pour éviter de se confronter à nous-mêmes, à nos angoisses les plus profondes, à nos ombres, mais aussi à nos rêves les plus fous, à nos ambitions, à toute notre beauté !

Je ne dirai pas que le fait de grignoter m’arrive dans chaque situation confrontante (car certaines le sont plus que d'autres, évidemment), et je ne dirai pas non plus que le seul fait de grignoter de façon automatique me permette de constater mon gloubi-boulga émotionnel.

Parfois le constat de cette confusion émotionnelle se fait simplement en prenant de la distance par rapport à la situation.

Je dézoome de mon agitation et j’observe. Cette prise de recul, elle peut se faire de plein de façons différentes : à travers une discussion avec un.e ami.e, un.e partenaire, un.e psychologue / thérapeute ; en écrivant pour soi ; en pratiquant une activité qui nous aide à ralentir notre rythme (jardinage, marche, arts martiaux, méditation profonde, massage, etc…)

Prendre ce temps de recul, ça permet :

  • de faire baisser l’agitation émotionnelle

  • de ralentir le rythme des pensées

  • et dans le meilleur des cas : retrouver de la clarté sur notre situation

Attention : retrouver de la clarté, ça ne veut pas forcément dire “ Aller mieux ”.

C’est peut-être déjà, dans un premier temps, accepter le fait d’être dans de la confusion, dans ce méli-mélo émotionnel - plutôt que de l’éviter. Et puis ensuite,  se mettre en route pour démêler le paquet d’émotions, commencer à gratter les différentes strates, et aller voir ce que l’on veut VRAIMENT.

Pour ma part, cela m’a aidé à prendre conscience que j’étais en train de me mettre la rate au court bouillon, alors que clairement il y avait une étape à vivre, celle de la fin de quelquechose qui a compté pour moi- comme un petit deuil.

Cette étape requiert de la douceur, du temps, et de l’écoute de ce qui vibre à l’intérieur de moi. Accepter que je suis dans une phase de transition, de passage, et que ce n’est pas en y allant aux forceps que mon ciel va miraculeusement s’éclairer de la lumière divine, avec les anges de la vie professionnelle éclairant ma voie toute tracée de leurs mains bénies.

Je vais donc faire comme les escargots : aller à mon rythme. Tout en ne perdant pas de vue qu’un escargot n’est pas un lézard, et que même si me dorer la pilule au soleil est attirant, ce n’est pas de cela dont j’ai envie !

 
 
 

Commentaires


Les massages proposés ne sont pas des prestations médicales de kinésithérapie ou d'ostéopathie et n'ont aucun caractère érotique ou sexuel.

© 2022 - Lucile Moitessier.  Siret 82532364500028

bottom of page